Sanaturius

De Épopée Surinienne
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Sanaturius Selenius Surinia est le roi des Sanaturiens et de Sanaturie depuis le premier Selenia an 1. Son nom est le seul dont la réalité est attestée et citée dans le livre Saint du Jinchou.


La genèse d'un mythe : Sanaturius Selenius Surinia

En l'an -21, le pays Surinien se divisa en deux royaumes bien différents : le Royaume Sanaturien et le Royaume Dolminien. Le premier prônait la paix, la science et l'humanisme tandis que le second valorisait la conquête et l'expansion. La principale différence provenait de l'application de la religion même du Jinchou. Pour les Sanaturiens, le Dieu Chielevesna est le dieu créateur, bon et parfait, et le dieu Besedert est le dieu de mauvaise influence, il est coupable de toutes les imperfections et de toutes les injustices du monde. Pour les Dolminiens, si Chielevesna est bien le dieu créateur, il est considéré comme imparfait voire corruptible ; quant à Besedert, il est de bonne foi et a le désir de bien influencer son rival créateur. Ainsi, Besedert encourage la conquête, pacifique ou non, il privilégie le développement par l'expansion et prône des valeurs quasi suprémacistes. Chielevesna privilégie l'effort par la découverte du Monde par son quotidien, savoir vivre avec ce que la nature offre, il condamne tout asservissement et prône une certaine humilité.

En l'an -21, les contours de ce schisme étaient clairement bien dessinées. Les Dolminiens étaient considérés par les Sanaturiens comme des froussards pacifiques à l'excès et les Dolminiens par ces derniers comme des brutes sanguinaires capables de tout pour une terre. Lors de la scission, les Dolminiens évacuèrent la ville fondatrice du Rocher et s'installèrent tout autour, dans la plaine du Hurlant, ils étaient alors dix fois moins nombreux que les Sanaturiens. Les années passant et le mépris des Dolminiens grandissant, ces derniers menèrent de violents raids dans la ville sanaturienne. Ainsi débuta la Première Guerre des Peuples.

Tiraillés par leur pacifisme, les Sanaturiens subirent raids sur raids et leur population diminua gravement. Plutôt que de prendre les armes contre ces agresseurs, ils se réfugièrent dans la religion et se contentèrent de prières et de supplications. En l'an -4, des découvertes archéologiques majeures mirent au jour des manuscrits anciens qui annonçaient la venue d'un sauveur. Celui-ci portera le nom de Sanaturius Selenius Surinia, se présentera comme tel au début des beaux jours d'une des cinq années à venir, prendra le pouvoir et mènera le peuple Sanaturien à la victoire et à la délivrance. Le roi Gervain III, souverain de Sanaturie, conscient de son incompétence au combat, accepta volontiers de jouer le jeu de la prophétie tout en imaginant qu'elle ne se réaliserait jamais, pour donner espoir à son peuple.

Le 15 avril an 1, peu avant cinq heures du matin, jour de la Selenia (premier Hermana, premier jour de la première année), tel que prophétisé, un jeune adolescent d'environ douze ans apparu, frappa à la porte du palais royal et y entra sous les regards ébahis des gardes. Bien au courant de l'existence de la prophétie, aucun d'eux n'osa interrompre la marche de ce garçon venu de nulle part. Il portait un costume d'officier, une épée, et marcha sans un mot jusqu'à arriver devant le Roi Gervain III. Face à lui, il trouva un roi fatigué, épuisé par vingt ans de guerre à sens unique, miné par de mauvaises décision et qui avait vu la quasi-totalité de sa population disparaître sous les attaques dolminienne. Pire, depuis quelques semaines, les armées dolminiennes, équipées et capables, assiégeait sa ville. Alors qu'il n'avait jusque là pas prononcé mot, Sanaturius lui tint :

"Je me nomme Sanaturius Selenius Surinia. Votre majesté, je prends en charge la direction des opérations."


Devant un tel affront, Gervain ne pu s'empêcher de tenter de l'éconduire. Mais cette fois-ci, il ne fut suivi par aucun de ses conseillers et aucun de ses gardes : le jeune homme de la prophétie les avait convaincu par son seul nom. Après tout, qu'avaient-ils à perdre ? Gervain fut cordialement invité à rester en marge. Une heure s'était écoulée et Sanaturius était déjà maître du Rocher.

Six heures du matin jour de la Selenia, Sanaturius rassembla les quelques habitants réveillés et leur offrit un discours de combattivité qui leur ôta toute envie de rester passif plus longtemps. Au fil des minutes suivantes, poussés par cette ferveur venue de Chielevesna, les rassemblèrent l'ensemble de la population restante. Devant cette foule de survivants, Sanaturius leur demanda à chacun de prendre une arme et de tenter l'impensable : attaquer par surprise, alors que les soldats Dolminiens dormaient encore, la garnison la plus proche pour récupérer d'autres armes, des munitions et du matériel. À un contre dix, la peur évanouie, les volontaires s'exécutèrent et franchirent les remparts pour cette attaque insensée. Le plan marcha, la plupart des soldats de la garnison étaient au repos et les rare gardes ne s'attendait à aucune attaque d'un peuple qui semblait avoir renoncé à toute résistance. L'attaque tua une centaine de Dolminiens et les quelques survivants alertèrent aussitôt les garnisons voisines.

Surpris, le roi Dolminien Erumist mis plus d'une heure pour réaliser. Il dû se rendre sur place pour constater la réalité de l'attaque, et sitôt confirmée, il ordonna le regroupement de l'ensemble de ses troupes en vue d'une attaque frontale et finale contre le Rocher. Pendant ce temps, Sanaturius planifiait la seconde étape de son plan. À seize heures ce même jour, Erumist était prêt à attaquer.

Le roi Dolminien monta sur son cheval et précéda ses troupes, épée en main pour en découdre. Les remparts ne résistèrent pas longtemps aux bombardements et aux canons, il entra rapidement. En ville, tout avait disparu, les habitants étaient partis et un silence inquiétant régnait. Fou de rage, Erumist ordonna d'incendier la ville et d'exécuter toute personne qui croiserait un de ses soldats. Aussitôt, les soldats jetèrent des torches dans les maisons et les immeubles et le feu dévora rapidement les habitations. Trop rapidement, car elles étaient attisées par une préparation d'alcool et de poudre que les Sanaturiens avaient minutieusement disposés, et le feu encercla en quelques minutes les assaillants. Puis, de violentes explosions survinrent et assommèrent les chevaux et les fantassins, l'armée Dolminienne se dispersa dans le désordre. Au même moment, ayant quitté la ville par des souterrains préexistants, des Sanaturiens munis d'arcs et de fusils rudimentaires se présentèrent devant les remparts et engagèrent le combat. Erumist pris au milieu du brasier s'effondra vite et périt dans les flammes. Le reste de son armée quitta la ville dans le désordre, bombardée par les archers et par leurs propres canons capturés entre-temps.

La victoire était totale pour les Sanaturiens et le reste des Dolminiens dû quitter la plaine. À dix-huit heures ce jour de la Selenia, la première guerre des peuples était terminée. Deux milles Sanaturiens et mille Dolminiens y avaient survécus et les vainqueurs venaient de découvrir un meneur efficace. Unanimement, les Sanaturiens survivants demandèrent à Sanaturius de succéder au roi Gervain et de les guider. Sanaturius accepta.


Physique

Sanaturius Selenius Surinia a 515 ans au début de l'épisode I, l'Épreuve de Force. C'est un homme de taille moyenne (1,75 mètres), physiquement sportif. Durant sa jeunesse, ses cheveux étaient bruns foncés et ses yeux bleus. Il a le corps couvert de tatouages. Son regard est glacial et il paraît avoir soixante-dix ans.

Il porte en permanence une armure légère ainsi que son épée. Il parle peu et toujours d'un ton sérieux, ne sourit jamais et peut parfois sembler méprisant au premier abord.


Relations

Sanaturius a deux fils, Solin l'aîné et héritier présomptif et Julien. Sa femme vit rarement au palais et préfère habiter Blanchailles. Il n'a de relations de travail qu'avec des hautes personnalités comme Arthur Gobio, Flavien Balsitius ou encore le premier ministre Henri Despalmes. Avec ce dernier, il est ostensiblement cassant et méprisant. En revanche, avec Arthur Gobio et Flavien Balsitius, une vraie relation de respect les lie.