Chevaline Verdan
Informations générales
- Naissance : 23 mai 499 (15 ans), Albinque (quartier d'Ignate), Province du Hurlant
- Éducation : éducation traditionnelle jusqu'à 15 ans
- Professionnel : lycéenne
- Physique : 1,65m, allure fine, cheveux longs châtains, yeux bleus
- Talents : grande intelligence, compétences pratiques
Introduction
Chevaline Verdan naît le 38 Sustana 499 (23 mai 499) à Ignate, dans la ville d'Albinque. Son père, Gérard Verdan, 44 ans, est un professeurs en énergétique hélironique avec le grade militaire de commandant, il est détaché à la sécurité des assembleurs d'héliron de la province du Hurlant. Sa mère, Soline Verdan, 37 ans, est enseignante en histoire à l'Université de Sud-Albinque. Tous trois vivent unis dans une tour résidentielle du quartier d'Ignate, à environ 500 mètres du bord de mer, dans un quartier balnéaire prisé des sanaturiens.
D'un milieu de classe moyenne supérieure, Chevaline n'a réellement manqué de rien dans sa jeunesse. Elle est fille unique et ses parents sont rarement présent au domicile, elle a appris à s'occuper et à se gérer seule.
Enfance
À l'école, Chevaline n'a jamais été la meilleure élève ni la plus mauvaise. Elle suit le programme sans grande passion et est assez peu assidue lors de ses années adolescentes. Ses parents ne sont pas inquiets et lui dispensent régulièrement une culture historique et scientifique importante ; elle a régulièrement accompagné son père ou sa mère lors de déplacements professionnels.
Ses enseignants ont souvent beaucoup de mal à la discerner et la plupart la sous-estiment largement, ce qui tend à dissuader davantage Chevaline de participer à leurs cours. Elle étudie actuellement dans un lycée assez strict et ses enseignants sont relativement peu conciliants. Un seul, Ernest Destoumi, professeurs de mathématique, matière dans laquelle elle excelle, semble lui être complaisant.
Intelligence
Chevaline est une adolescente d'une intelligence extraordinaire et mal comprise. D'après son enseignant de mathématiques Ernest Destoumi, elle aurait plus de cinq années d'avance en maturité logique sur les autres jeunes de son âge et un quotient intellectuel difficilement quantifiable mais relevant du génie. Cette analyse n'est pas partagée par le reste du corps enseignants qui ne voient en Chevaline qu'une fille de petits bourgeois un peu perdue.
État d'esprit et entourage étudiant
Chevaline est une fille avec de grands moments mélancolique mais jamais dépressive, peu joviale, toujours sérieuse, parfois froide sinon glaciale. Elle parle peu et vit le plus souvent à l'écart des autres étudiants, exceptés avec son groupe de trois autres amis. Elle peut parfois paraître cynique et elle semble totalement indifférente aux autres.
Elle a une amie d'enfance, Julie Sanate avec laquelle elle est très complice et deux autres étudiants en couple, Franck et Céline, partagent parfois son entourage. Ces deux derniers sont davantage ami avec Julie Sanate et ont parfois beaucoup de mal à fréquenter Chevaline. Les tensions en sont parfois difficile entre eux quatre. Chevaline elle, n'apprécie vraiment que Julie Sanate et ne parle qu'à elle.
ATTENTION SPOILER À PARTIR DE CE MOMENT !!
Épisode 1 : L'épreuve de Force
Ignate sous attaque
Chevaline est lycéenne au lycée central d'Ignate avec, entre autre, Julie Sanate, Céline et Franck. En ce jour de la Selenia, férié pour tous exceptés pour les étudiants et le corps enseignant, Chevaline se lamente sur son sort et refuse d'entrer en cours au petit matin. Son petit groupe d'ami est du même avis et les quatre décident de sécher le long cours de travaux pratiques du professeur Ernest Destoumi. Tous quatre vont au cinéma local sans se douter que les événements diplomatiques entre Dolminiens et Sanaturiens mènent droit à une guerre impitoyable.
Pendant l'attaque de la place de la Barbotte, les quatre étudiants sont dans un cinéma automatisé et dépourvu de personnel. Dehors, la population profite d'un jour anormalement chaud et agréables, les plages et les quais sont bondés et peu de gens ne connaissent vraiment l'existence de l'attaque. De plus, Ignate a le malheur de faire partie de quatre quartiers dont les communications dysfonctionnent et où les messages d'alerte ne passent pas.
Vers 14h ce jour de la Selenia, quelques minutes après l'attaque de la place de la Barbotte, le petit groupe sort du cinéma pour prendre une pause et tout semble encore normal... Chevaline semble inquiète mais son groupe ne partage pas cette inquiétude et vote pour voir un nouveau film de 3 heures de durée. À peine rentré de nouveau dans le cinéma, les rumeurs de plus en plus nombreuses inquiètent la population et celle-ci vide peu à peu les rues...
À 16h, plus de deux heures après les autres quartiers, l'alerte passe enfin à Ignate mais uniquement sur certains postes radios et le cinéma n'est même pas alerté. Sitôt informé, Gérard Verdan, père de Chevaline, s'empresse d'aller au lycée pour récupérer sa fille. Il y arrive vingt minutes plus tard et constate que le lycée a été évacué une heure plus tôt et que l'armée s'y est déployé. Chevaline ne faisait pas partie des évacués. Il tenta plusieurs appels téléphoniques, en vain, les ondes étant saturées.
À 16h35, après de nombreux échecs et grâce à son statut militaire, Gérard Verdan parvint à contacter Chevaline au moyen d'un équipement militaire. Cependant, l'appel ne dura que le temps de lui demander de rentrer au domicile, sans pouvoir donner plus de détail. L'inquiétude des officiers présent au lycée n'augurait rien de bon, ils s'attendaient à une attaque majeure et imminente.
Seule chose à faire pour Gérard Verdan : rentrer chez lui et attendre le retour de Chevaline. Pendant ce temps, Soline préparait des sacs de fortune pour une évacuation précipitée. À 16h40, avant la fin du film et après avoir vainement tenté de convaincre Céline et Franck de l'accompagner, Chevaline sorti du cinéma avec Julie Sanate. Dehors, l'ambiance avait radicalement changée, il faisait plus froid et un vent tempétueux balayait le quartier. Au loin, porté par ce vent, des bruits de tonnerre grondaient. Prise de panique, Chevaline prit Julie par la main et courut pour parcourir le plus rapidement possible les trois kilomètres la séparant de son domicile...
Quelques instants plus tard, le cinéma qu'elles venaient de quitter explosa, tuant Franck et Cécile, et de nombreux avions de chasses Sanaturiens les survolèrent en bombardant vers l'océan, des soldats déboulèrent avec une armada de char et ouvrirent à leur tour le feu vers un ennemi encore invisible. Au milieu du vacarme, les deux filles accourraient toujours vers la tour de résidence de Chevaline. Quelques instants plus tard, celle-ci explosa, frappée par le double tir d'un char Dolminien de type Dévastateur et les deux filles furent projetées au sol et assommées.
L'évasion
Quelques heures plus tard, Chevaline et Julie se réveillèrent dans un centre pénitentiaire inconnu tenu par les soldats Dolminiens. Sitôt debout au milieu de centaines de femmes ou d'adolescentes valides, elles reçurent la visite d'un officier Dolminiens qui leur expliqua les dures règles du centre. Elles allaient devoir travailler pour recycler les débris de matites en structures portantes pour les unités de combats Dolminiennes aussi longtemps que durerait la guerre. L'officier était très clair quant au sort de celles qui refuseraient : elles seraient assassinées.
Chevaline imagina dès lors l'impensable : une évasion. Elle se souvint d'avoir déjà visité l'endroit et le reconnu : il s'agissait d'une plate-forme d'assemblage d'héliron qui avait été inspecté et sécurisée par les équipes de son père dix ans plus tôt. Mieux, elle était venue sur place à l'âge de cinq ans lors de l'une de ses nombreuses visites avec l'un de ses parents. Dotée d'une mémoire stupéfiante, Chevaline se souvint de tout ce qui entourait la sécurité et constata que celle-ci avait simplement été recouverte et non neutralisée pour transformer un assembleur abandonné depuis en prison de fortune. De plus, elle apprit pendant son travail que l'Empereur Delain Meider allait se rendre sur place pour visiter le centre et constater la bonne marche de son plan industriel. Munie de tous ces éléments, Chevaline élabora un plan.
Deux heures plus tard, à 1h du matin, l'Empereur Delain Meider arriva comme prévu. Les gardes et soldats présents étant très stressés par cette venue, les officiers ne laissèrent que deux gardes dans la grande salle où elles travaillaient. Chevaline neutralisa le premier en s'appuyant sur la présence de forts courants électriques derrière les murs et les équipements électriques du centre entier disjonctèrent.
Quelques trente secondes plus tard, lorsque les génératrices de secours amenées par les Dolminiens ramenèrent le courant électrique, les deux gardes avaient été neutralisés et les accès à la salle éventrés par des tirs de leurs fusils. Chevaline et Julie s'étaient évadées. Une mutinerie éclata aussitôt.
L'incroyable venait de se produire et sous les yeux de l'Empereur qui rabroua rapidement le colonel en charge de la sécurité. À présent équipées de fusils et de grenades, les deux filles accoururent vers la surface pour y gagner le toit de la plate-forme. Avant cela, elles eurent le temps de détruire l'ordinateur de contrôle de la sécurité du complexe et les centaines de prisonniers attaquèrent les gardes et les soldats. L'Empereur et les officiers en charge s'enfermèrent dans une salle sécurisée mécaniquement en attendant de reprendre le contrôle. Delain appela le soutien d'un Destroyer de combat et de plus de cinq mille soldats. Dans le même temps, il confia à sa garde prétoriennes, composée des soldats les plus talentueux de son armée, la capture des responsables de l'évasion en cours.
Rapidement, les deux filles furent poursuivies par le capitaine de la garde prétorienne. Identifiées comme adolescentes "tout juste sorties de l'enfance", Chevaline et Julie atteignirent le toit et se cachèrent des quatre tourelles de tirs automatiques qui le cernaient. Au même moment, la stupeur de la connaissance de l'identité de l'auteur de ce désastres envahit les cadres du complexes, largement jugés par leur Empereur...
Chevaline dégoupilla les quelques grenades fumigènes prises plus tôt et se fraya un chemin jusqu'au vaisseau personnel de l'Empereur, l'Inquisiteur. Au même moment, les soldats prétoriens arrivèrent sur le toit et les pourchassèrent. Les tourelles ne firent aucune différence et les attaquèrent. Au prix de longues secondes dissimulées dans les fumées, Chevaline atteignit la rampe d'accès au vaisseau. Un des prétoriens repéra Julie et Chevaline attira le tir d'une tourelle afin qu'il percute l'épaule du soldat, arrachant son bras sous le regard horrifié de Julie. D'une extrême froideur, Chevaline s'en saisit, plaça la paume de la main du bras arraché sur le dispositif d'ouverture, la porte s'ouvrit, les deux filles entrèrent et fracassèrent derrière elle le dispositif d'ouverture. Chevaline se précipita au poste de pilotage et actionna les canons latéraux de l'inquisiteur pour descendre les tourelles qui désormais menaçaient les prisonniers qui affluaient sur le toit.
L'instant d'après, Chevaline fit décoller l'Inquisiteur, laissant dans un embarras effroyable l'Empereur et les officiers présent autour de lui. Delain ordonna immédiatement l'arraisonnage du vaisseau par le Destroyer dépêché sur place, mais celui-ci disparut dans le noir de la nuit et des écrans radars...
Arrivée à Akas
Quatre heures passèrent. Entretemps, la guerre était perdue pour les Sanaturiens dans la province du Hurlant et l'Empereur l'occupa. La province voisine du Levant capitula sans combattre et adhéra à ce nouveau régime Dolminien en Sanaturie.
Dans la fraicheur nocturne, le vaisseau émergea de la surface de la baie d'Akas sous les regards éberlués des sentinelles qui gardaient la ville inviolée. Aussitôt, le maréchal Flavien Balsitius fut averti. Il représentait l'autorité militaire sanaturienne la plus importante et il avait décidé de la continuité de la guerre à partir d'Akas. Il fut rapidement compris que l'Inquisiteur ne représentait pas une menace et qu'il s'agissait de la plus remarquable des prises de guerres sanaturiennes. Les auteurs de cette prise furent également rapidement identifiés dans l'incompréhension générale. Le maréchal ordonna le rapatriement du vaisseau, de Chevaline et de Julie dans sa base pour s'assurer de la réalité des faits...
Chevaline et Julie furent reçue par le maréchal et son officier d'ordonnance, le général André Stane. Tous deux furent admiratifs et leur demandèrent ce qu'elles voudraient en récompense. Chevaline demanda d'intégrer l'armée, ce que le maréchal refusa dans un premier temps en raison de son jeune âge avant de finalement lui accorder un poste de capitaine d'ordonnance, loin de tous combats, détachée auprès du général André Stane. Julie elle demanda de vivre loin de toute guerre et de savoir ce qu'il était advenu de ses parents. Si ceux de Chevaline avaient bien été tués lors de l'attaque sur Ignate, le sort de ceux de Julie étaient flous. Flavien accéda à sa demande en lui octroyant un logement et de l'argent dans un quartier tranquille d'Akas.
Torpeur du Combattant
Chevaline obtint le grade de capitaine en tant qu'officier d'ordonnance du général André Stane, mais le rôle qui lui était assigné ne lui convenait pas. Elle s'intéressa davantage aux talents d'épéiste du général Stane et ce dernier, compréhensif, lui accorda de suivre un entraînement dédié au maniement des armes blanches dispensé par le commandant Amadeus Salamine, un excentrique aveugle.
Amadeus Salamine ne la ménagea pas et poussa la jeune fille dans ses retranchements en lui prévoyant un entraînement dur et douloureux. De plus, cela fait près de 24 heures que Chevaline n'avait par dormie et elle commençait à s'épuiser. Elle craqua, insulta le maître et se retrancha dans sa chambre. Furieux, André Stane intervint et démit le maître de sa charge d'entraîner Chevaline. Il approcha l'adolescente, mais celle-ci demeura dans une profonde torpeur. Salamine objecta que cet état était normal... Après tout, elle venait de perdre ses deux parents et de concrétiser d'impressionnants exploits. Pour le maître, qui voyait en la jeune fille plus qu'un simple capitaine, cet état était une étape obligée, il l'appelait "La Torpeur du Combattant".
Agnès Blaine était une officier dolminienne qui avait déserté et rejoint les rangs Sanaturiens. Elle tenta elle aussi de raisonner Chevaline, en vain. Agnès était arrivée récemment et André Stane ne lui faisait pas confiance en raison de son passé.
Une heure plus tard, au petit matin du 16 avril, Agnès fut convoquée par André Stane pour une mise au point et le rejoignit dans une salle d'interrogatoire. Il s'agissait d'un traquenard manigancé par les hommes du Baron Yel Le Thaze qui tentèrent de la tuer. Agnès évita le premier coup de couteaux mais fut projeté violemment contre le mur. Sonnée, elle fit face désarmée à son agresseur qui s'apprêta à la tuer quand deux tirs retentirent. André Stane qui suivait discrètement Agnès pour s'assurer de sa loyauté lui sauva la vie et avait tué son agresseur. Blessé par le choc, Agnès se releva et supposa un autre piège, que cette attaque visait en réalité Chevaline.
Elle avait raison, entretemps, Chevaline avait été enlevé par un autre agent du Baron. L'alerte générale fut déclenchée et l'agent rapidement localisé. André Stane et Flavien Balsitius le cernèrent et le braquèrent. Toujours plongée dans sa torpeur, Chevaline était passive et ne réagissait à rien. Amadeus Salamine avança au milieu des soldats d'André Stane et communiqua par télépathie avec Chevaline, qui dans un premier temps resta de marbre. Pris au piège, son agresseur exigea le retrait des forces qui l'assaillaient en échange de la vie de Chevaline. Flavien ne broncha pas et lui répondit qu'il n'en sortirait pas vivant s'il attentait à sa vie. Une seconde tentative de communication télépathique de Salamine envers Chevaline lui fit relever la tête : elle pouvait réellement recevoir de telles communications et elle plongea dans de nouvelles pensées ; sa vie défila dans sa tête et elle se posa - et répondit à de nombreuses questions existentielles à son sujet. Une fraction de seconde plus tard, semblant avoir trouvée toutes les réponses, Chevaline ouvrit grande les yeux, fixa Salamine qui esquissa un large sourire, puis, en une seconde fraction se seconde, Chevaline se libéra de son étreinte, posa les deux mains au sols et frappa de ses deux pieds sur le menton de son agresseur, l'envoyant en l'air se fracasser sur le plafond et le faisant lourdement chuter sur le carrelage. Chevaline était sortie de sa torpeur et avait effectué ce mouvement en une durée imperceptible. André Stane eut juste le temps de lever le bras pour interrompre tout tir et envoyer deux de ses soldats ramasser l'assaillant.
Impressionné, Flavien Balsitius exigea que cette action demeure strictement dans le secret et demanda au commandant Salamine ce qu'il s'était passé, ce à quoi le maître aveugle lui répondit simplement : "Elle est devenue Combattant Valeureux.".